lundi 30 novembre 2015

Du vent arrière au vent de travers



Puerto Natales à Punta Arenas
250 km de bonheurs et de vicissitudes


Dimanche. Vent arrière jusqu’à Morro Chico, du bonheur, la Chanchita peinait à nous suivre, surtout que Michel fonctionne au diesel et, une fois réchauffé, s’envolait dans les horizons infinis de la Patagonie.
Bernard le fin renard suivait avec son œil de lynx et sa trousse de réparation.
Gaston se traînait songeant à son autoformation.

Manu, notre initiateur, veillait au grain. Il a su se manifester chaque fois que les cyclosophes faiblissaient dans leur ardeur. Mais le record de distance a été battu. Deux interprétations s’opposent. Celle du GPS de Manu que nous tairons et la nôtre, qui est de 125 km avalés dans la journée, grâce à un vent arrière généreux.

Manu, grâce à son GPS, nous a fait rater le village objectif, Morro Chico, mais nous a fait découvrir Villa Tehuelche. Nous vous le recommandons en cas de déshydratation.


Lundi. Vent de travers.
Toutes les saisons en une heure. Soleil radieux, grêle, pluie, froid. Heureusement, il y a des Parada (mini abribus), à peu près tous les 50 km, où on a pu rentrer à trois pour se réchauffer. La pire situation était celle de la Chanchita, prise dans l’apocalypse, rafales de pluie, vent grêle sous un nuage noir. Du coup, Manu est arrivé rapido pour se réfugier auprès du réconfort moral des trois cyclosophes à l’école patagonicienne.

Sandwichs devenus rituels au jambon-fromage, thé pour les plus distingués et nescafé pour les autres.
Repédalage ultime par vent et rafales. Grâce à la démographie locale, il y a peu de véhicules, qui, de plus, sont très courtois, faisant le grand écart et nous saluant à l’occasion, et ce, même des gendarmes chiliens.

Manu arrive au bon endroit. Il s’agit d’une réserve faunique patagonique. Bref, deux pumas, 3 alpagas, une douzaine de moutons pelés néozélandais, 3 vaches et quelques chevaux et un chilien très sympathique qui nous offre le café.

Sur cette routa del fin del mundo où le vent a même un monument, nous découvrons sur notre gauche le détroit de Magellan avant d’arriver à Punta Arenas.

Surprise : ville de 130 000 habitants, une reproduction probable d’une caravelle, la recherche d’infos pour le bac que nous prendrons demain pour arriver enfin à la Tierra del Fuego, et la jouissance d’un bon repas accompagné d’un Cabernet-Sauvignon Santa Digna, chilien.

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3 commentaires:

Armelle et Jacques Serizel a dit…

Bonjour Gaston,

C'est promis quand tu viens en France, je te fais autre chose que des sandwichs jambon-fromage !

Bon courage et bon vent... le vent, le vent, c'est vie...

Armelle et Jacques

Notre livre est chez l'éditeur !

agnès Bourgeais a dit…

Bonjour les aventuriers, ça commence à ressembler à ce que Manu décrivait qd il parlait de la terre de feu, un lieu assez peu hospitalier en somme! cette traversée devrait laisser de bons et beaux souvenirs aux courageux que vous êtes.
C'est toujours avec un immense plaisir que je découvre votre dernier récit. Un grand merci, c'est bien agréable de vivre des aventures par procuration qd on est au boulot.
Bonne continuation.
Amitiés à tous et bises à MANU
Agnès

Anonyme a dit…

Denyse, Mémé et Cie saluent les trois intrépides cyclistes de leurs lointaines Laurentides nordiques et les embrassent bien fort. Surtout Gaston qu'elles connaissent bien.