dimanche 24 février 2008

Salerne-San Gerardo


Caposele

Dans ce trajet Salerne-Bari entrepris aujourd'hui hors des routes touristiques, je suis arrivé ce soir in extremis à San Gerardo, haut lieu de pèlerinage très populaire, qu'on doit semble-t-il à un Gérard né à Naples au début du XVIIIe siècle*.

Cette arrivée a été précédée d'une petite erreur de trajet qui m'a envoyé dans un sympathique village appelé Calabritto avec des pentes à plus de 15%. Même à pied en poussant mon vélo, j'étais obligé de m'arrêter tous les 10 mètres pour reprendre souffle. Quand, presque arrivé, j'ai demandé à un vieux monsieur qui taillait ses oliviers s'il y avait un hôtel, il m'a regardé, plus ahuri que si je lui avais demandé la lune. Calabritto est plus petit que Le Landreau. Mais il m'a indiqué San Gerardo... sur l'autre versant de la montagne. Tout était à recommencer.

J'ai été payé pour mes efforts: je suis dans le magnifique hôtel des pèlerins, seul client. Il n'est pas cher: j'ai engouffré des pâtes et une côtelette avec un excellent vin du coin.

Grande première: il y a des postes internet que j'ai essayé d'apprivoiser puisque je suis seul. Avant, j'ai eu Anne-Marie, parce que je ne réussissais pas à avoir Françoise au chalet de ma chambre. Mais le réceptionniste n'ayant que de moi à s'occuper m'a pris en affection et a établi le contact. Donc, perdu dans mon coin de Campanie, j'ai pu communiquer avec vous tous.

La journée avait bien commencé. Il fait un temps splendide. Et comme je suis membre maintenant de la Fédération Italienne des Amis de la Bicyclette (FIAB), deux membres -Ilio et Antonino- sur l'invitation de Paolo, président de la section de Salerne, m'ont accompagné ce matin pour sortir de la région urbaine de Salerne.

Mais maintenant, je suis seul jusqu'à samedi, où je dois retrouver si tout va bien (à Patras, en Grèce) une ancienne étudiante. Cette alternance de compagnie et de solitude me convient bien.

NDLR: Ce message a été envoyé par Gaston lui-même, qui commence à apprivoiser son compte gmail :-)

* Saint Gérard Majella naquit le 23 avril 1726 à Muro Lucano en Italie. Il était le fils d'un tailleur qui mourut lors qu'il était âgé de douze ans, laissant sa famille dans la pauvreté. Gérard essaya de se joindre aux capucins, mais sa santé lui en prévint. Il fut accepté en tant que frère laïc rédemptoriste, occupa dans sa congrégation les métiers de sacristain, jardinier, infirmier et tailleur.

Lorsqu'une femme enceinte l'accusa faussement d'être le père de son enfant, il se retira en silence. Plus tard, elle retira ses accusations et blanchit sa réputation, et c'est ainsi qu'il commença à être associé comme patron de tous les aspects de la grossessse. Il avait la réputation de pouvoir pratiquer la bilocation et de pouvoir lire les consciences.

Gérard mourut de tuberculose le 16 octobre 1755 à Caposele, Italie. Il était âgé de trente ans. Gérard fut béatifié en 1893 par le pape Léon XIII et il fut canonisé en 1904 par le pape Pie X.

Il est le saint patron des accouchements; des personnes faussement accusées; des bonnes confessions; des frères laïcs; de la maternité; des mères; de Muro; des femmes enceintes; du mouvement pro-vie et des enfants à naître. Fête le 13 octobre.

1 commentaire:

Christine A. a dit…

Je suis tes nouvelles étapes. Ça a l'air magnifique, mais ce ne doit pas être facile tous les jours. Je t'admire de faire tout cela.