Le vélo est rangé. Il est revenu à Tours dans sa housse.
Le mécanicien –c’est Willy et non plus Sébastien– l’a révisé.
J’ai pu extraire de mon appareil les photos prises.
En ce début d’année 2009, je suis heureux de pouvoir vous les offrir en étrennes pour vous faire partager quelques visions et quelques visages de la fin de ce voyage. (Elles vont arriver bientôt, dit le webmestre).
Le point d’orgue a été le repas avec Françoise, Dinah et Fadel, les témoins de notre mariage il y a quarante ans sur les bords du lac de Tibériade. Nous avons mangé des Saint-Pierre (poissons du lac), du pain, et bu du bon vin de Galilée.
Lac de Tibériade
Tabgha
Mont des Béatitudes
Nazareth
Il me reste maintenant à saisir le texte de mon journal de bord.
Comme un voyage se prépare, il se poursuit aussi sous d’autres formes.
Pour en actualiser le maximum de sens, ce journal deviendra sans doute un livre.
Je remercie tous ceux qui m’ont accueilli et accompagné –par commentaires ou par courriels- pendant ce voyage, en particulier mon webmaster de fils qui m’a obligé à m’initier à l’informatique et au numérique tout en pédalant.
Cet effort a été fructueux car le blog a donné à ce périple une dimension interactive inattendue que le livre, j’espère, explicitera au fil de ses pages.
Bonne année 2009 à toutes et à tous.
Gaston
lundi 29 décembre 2008
dimanche 28 décembre 2008
dimanche 30 novembre 2008
Tibériade
Françoise raconte:
«Gaston est arrivé au bout de son périple.
L’étape d’aujourd’hui, Nazareth-Tabgha-Tibériade était de 60km à travers la Galilée. Il les a parcourus par ce beau dimanche matin ensoleillé. C’était une belle découverte du lac de Galilée. Il est enchanté.
Il loge dans une sympathique communauté, l’Emmanuel, accueilli par Nicole et Michel, amis de Brigitte et Francis, de Tours (voir leurs photos à la première étape Tours-Blois).
Hier samedi, Gaston a visité Nazareth avec Fadel. C’était magnifique.
Nous nous sommes mariés en décembre 1968 à Tabgha.»
Ce message marque la fin de la période (relativement) solitaire en vélo de ce périple Tours-Galilée. Tabgha en est le terme.
Gaston remercie tous ceux qui l’on suivi par le blog et par la pensée et l’ont soutenu de leurs commentaires. Notamment le webmaster et Françoise.
Par la suite, Gaston fera part de la dimension plus réflexive de ce parcours.
Françoise arrive mardi, le 2 décembre, et une phase plus intime débute pour fêter nos quarante ans d’alliance avec nos témoins et, à distance, nos familles.
Quelques liens:
http://www.sacred-destinations.com/israel/tabgha-church-of-loaves-and-fishes.htm
http://www.bibleplaces.com/tabgha.htm
Tibériade:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lac_de_Tib%C3%A9riade
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tib%C3%A9riade
http://photos.linternaute.com/paysville/185028/tiberiade/
http://www.quid.fr/monde.html?mode=detail&iso=il&style=doc&id=50686&docid=314
«Gaston est arrivé au bout de son périple.
L’étape d’aujourd’hui, Nazareth-Tabgha-Tibériade était de 60km à travers la Galilée. Il les a parcourus par ce beau dimanche matin ensoleillé. C’était une belle découverte du lac de Galilée. Il est enchanté.
Il loge dans une sympathique communauté, l’Emmanuel, accueilli par Nicole et Michel, amis de Brigitte et Francis, de Tours (voir leurs photos à la première étape Tours-Blois).
Hier samedi, Gaston a visité Nazareth avec Fadel. C’était magnifique.
Nous nous sommes mariés en décembre 1968 à Tabgha.»
Ce message marque la fin de la période (relativement) solitaire en vélo de ce périple Tours-Galilée. Tabgha en est le terme.
Gaston remercie tous ceux qui l’on suivi par le blog et par la pensée et l’ont soutenu de leurs commentaires. Notamment le webmaster et Françoise.
Par la suite, Gaston fera part de la dimension plus réflexive de ce parcours.
Françoise arrive mardi, le 2 décembre, et une phase plus intime débute pour fêter nos quarante ans d’alliance avec nos témoins et, à distance, nos familles.
Quelques liens:
http://www.sacred-destinations.com/israel/tabgha-church-of-loaves-and-fishes.htm
http://www.bibleplaces.com/tabgha.htm
Tibériade:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lac_de_Tib%C3%A9riade
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tib%C3%A9riade
http://photos.linternaute.com/paysville/185028/tiberiade/
http://www.quid.fr/monde.html?mode=detail&iso=il&style=doc&id=50686&docid=314
vendredi 28 novembre 2008
Fadel
Gaston est parti de Tel Aviv ce matin .
Dinah l’a fait sortir de la ville. Il l’a quittée après avoir passé avec elle de très bons et très intéressants moments. Cette sortie de Tel Aviv lui a sauvé 10km et au moins une heure et demie.
Après 90km de route, 80 très agréables avec le vent dans le dos et 10 plus difficiles avec le vent dans le nez et une petite pluie (ce qui est très bon pour un pays sec), il est arrivé à Nazareth.
Fadel l’avait prévenu: “ton repère, ce sera la basilique de l’Annonciation”.
Mais Gaston n’a pas eu besoin du repère car Fadel l’attendait à sa fenêtre.
“C’était génial de le voir arriver en vélo” s’exclame Fadel. “Je peux te le passer au téléphone, il a pris sa douche et s’est changé !”
En tout cas, dit Gaston, aujourd’hui n’a pas été une montée vers Jérusalem, mais une descente vers Nazareth, principale ville arabe israélienne en Galilée. Sa réputation n’a pas changé depuis 2000 ans.
Il y a 7000 habitants, moitié chrétiens, moitié musulmans.
Mais ce qui fait le bonheur de Gaston, c’est la rencontre d’un ami extraordinaire qui l’a accueilli il y a quarante ans et qui l’accueille à nouveau quarante ans plus tard.
Entre temps, Fadel a d’abord pris la relève de Gaston comme veilleur de nuit dans un centre de transit pour enfants à Paris. Il a fait carrière en France et a, entre autres, accueilli royalement dans la ville lumière notre webmaster et sa jeune épouse en voyage de noces.
Entre Fadel et Gaston, il y a un grand compagnonnage qui s’exprime ce soir après quarante ans et 4500 km en vélo !
PS – Gaston remercie encore Geneviève de Nevers pour son excellent guide de la Turquie, aussi précieux que sa Bible et son Coran!
Dinah l’a fait sortir de la ville. Il l’a quittée après avoir passé avec elle de très bons et très intéressants moments. Cette sortie de Tel Aviv lui a sauvé 10km et au moins une heure et demie.
Après 90km de route, 80 très agréables avec le vent dans le dos et 10 plus difficiles avec le vent dans le nez et une petite pluie (ce qui est très bon pour un pays sec), il est arrivé à Nazareth.
Fadel l’avait prévenu: “ton repère, ce sera la basilique de l’Annonciation”.
Mais Gaston n’a pas eu besoin du repère car Fadel l’attendait à sa fenêtre.
“C’était génial de le voir arriver en vélo” s’exclame Fadel. “Je peux te le passer au téléphone, il a pris sa douche et s’est changé !”
En tout cas, dit Gaston, aujourd’hui n’a pas été une montée vers Jérusalem, mais une descente vers Nazareth, principale ville arabe israélienne en Galilée. Sa réputation n’a pas changé depuis 2000 ans.
Il y a 7000 habitants, moitié chrétiens, moitié musulmans.
Mais ce qui fait le bonheur de Gaston, c’est la rencontre d’un ami extraordinaire qui l’a accueilli il y a quarante ans et qui l’accueille à nouveau quarante ans plus tard.
Entre temps, Fadel a d’abord pris la relève de Gaston comme veilleur de nuit dans un centre de transit pour enfants à Paris. Il a fait carrière en France et a, entre autres, accueilli royalement dans la ville lumière notre webmaster et sa jeune épouse en voyage de noces.
Entre Fadel et Gaston, il y a un grand compagnonnage qui s’exprime ce soir après quarante ans et 4500 km en vélo !
PS – Gaston remercie encore Geneviève de Nevers pour son excellent guide de la Turquie, aussi précieux que sa Bible et son Coran!
jeudi 27 novembre 2008
Dinah
Dinah, l’amie de Françoise qui m'accueille est entre autres diplomée de l’école de tourisme d'Israël. Comment mieux découvrir une ville qu'avec elle?
Surtout que son expertise va du réparateur de vélo du coin jusqu'à une connaissance large, pointue et passionnée de l’architecture et de l’histoire socio-politique de Tel Aviv, qui fêtera l’année prochaine son premier centenaire.
Le matin, priorité au vélo, à la lessive et à ma conversion monétaire: le shekel (5 pour un euro). Donc, visite au réparateur de vélo qui, avec une bonne pince, a reparé gratuitement mon frein que j'avais bricolé avec une ficelle il y a 15 jours. Ensuite, Dinah m'a lâché seul dans la ville pour une première reconnaissance-test... en m'indiquant quand même le campus universitaire le plus proche. Magnifique, avec un musée sur l’histoire de la diaspora juive qui ne pouvait pas être un meilleur moyen d'initiation à ce peuple et à ce pays. J'ai pensé particulièrement à Mamita et à toutes les femmes de la famille.
L’après-midi, visite en bus et à pied des différentes étapes de construction de la ville, depuis Jaffa et Neve Tsedek jusqu'à la ville hypermoderne actuelle. Avec un salut à Yitzhak Rabin, assassiné en 1995. Son tueur a survécu et donne toujours du fil à retordre.
Achat d'une carte géographique du pays et visite à Hélène, une des voisines, adorable octogénaire arrivée ici en 1954. Dans ce pays d'immigration, peut-être encore plus qu'ailleurs, chaque personne est une histoire vivante.
Les possibilités d'hébergement n'étant pas évidentes en cours de route, je vais essayer d'aller directement à Nazareth demain.
Surtout que son expertise va du réparateur de vélo du coin jusqu'à une connaissance large, pointue et passionnée de l’architecture et de l’histoire socio-politique de Tel Aviv, qui fêtera l’année prochaine son premier centenaire.
Le matin, priorité au vélo, à la lessive et à ma conversion monétaire: le shekel (5 pour un euro). Donc, visite au réparateur de vélo qui, avec une bonne pince, a reparé gratuitement mon frein que j'avais bricolé avec une ficelle il y a 15 jours. Ensuite, Dinah m'a lâché seul dans la ville pour une première reconnaissance-test... en m'indiquant quand même le campus universitaire le plus proche. Magnifique, avec un musée sur l’histoire de la diaspora juive qui ne pouvait pas être un meilleur moyen d'initiation à ce peuple et à ce pays. J'ai pensé particulièrement à Mamita et à toutes les femmes de la famille.
L’après-midi, visite en bus et à pied des différentes étapes de construction de la ville, depuis Jaffa et Neve Tsedek jusqu'à la ville hypermoderne actuelle. Avec un salut à Yitzhak Rabin, assassiné en 1995. Son tueur a survécu et donne toujours du fil à retordre.
Achat d'une carte géographique du pays et visite à Hélène, une des voisines, adorable octogénaire arrivée ici en 1954. Dans ce pays d'immigration, peut-être encore plus qu'ailleurs, chaque personne est une histoire vivante.
Les possibilités d'hébergement n'étant pas évidentes en cours de route, je vais essayer d'aller directement à Nazareth demain.
mercredi 26 novembre 2008
Tel Aviv
À défaut de pouvoir arriver par la route à vélo, nous voila bien arrivés, le vélo et moi à Tel Aviv, accueillis chaleureusement et efficacement par Dinah, une grande amie de Françoise.
Je ne me faisais pas de souci pour moi. Mais pour le vélo, j’en ai à peine dormi cette nuit. C’était pour lui en effet une grande première. Et on m’a tellement parlé de vélos abîmés en vol que je m'attendais au pire. Surtout que je ne savais pas s’il était le bienvenu et dans quel état de préparation. Et mes moyens étaient très limités. En plus, je n’avais pas fait de reconnaissance préalable. Donc inquiet et me reprochant de n’avoir pas assez anticipé l’événement.
Mon arrivée à l’aéroport d’Adana ne semble pas avoir soulevé trop de problèmes. Le prendre tel quel avec les bagages, non plus. Seule consigne: dégonfler les pneus. Et nous voila séparés et moi, soulagé.
On a fait un aller-retour au-dessus de la Turquie, puisqu'il a fallu aller à Istanbul pour prendre un vol pour Tel Aviv. Regal des yeux de découvrir la Turquie d’en haut. C’est un tout autre niveau de réalité.
Le vélo est arrivé entier sans avarie majeure. Je vais quand même le faire réviser demain. Il y a un réparateur de vélo près de chez Dinah. Donc demain je reste à Tel Aviv. Et vise partir vendredi pour Haïfa.
Fadel m’attend à Nazareth samedi midi pour un bon repas.
Je ne me faisais pas de souci pour moi. Mais pour le vélo, j’en ai à peine dormi cette nuit. C’était pour lui en effet une grande première. Et on m’a tellement parlé de vélos abîmés en vol que je m'attendais au pire. Surtout que je ne savais pas s’il était le bienvenu et dans quel état de préparation. Et mes moyens étaient très limités. En plus, je n’avais pas fait de reconnaissance préalable. Donc inquiet et me reprochant de n’avoir pas assez anticipé l’événement.
Mon arrivée à l’aéroport d’Adana ne semble pas avoir soulevé trop de problèmes. Le prendre tel quel avec les bagages, non plus. Seule consigne: dégonfler les pneus. Et nous voila séparés et moi, soulagé.
On a fait un aller-retour au-dessus de la Turquie, puisqu'il a fallu aller à Istanbul pour prendre un vol pour Tel Aviv. Regal des yeux de découvrir la Turquie d’en haut. C’est un tout autre niveau de réalité.
Le vélo est arrivé entier sans avarie majeure. Je vais quand même le faire réviser demain. Il y a un réparateur de vélo près de chez Dinah. Donc demain je reste à Tel Aviv. Et vise partir vendredi pour Haïfa.
Fadel m’attend à Nazareth samedi midi pour un bon repas.
mardi 25 novembre 2008
Que d'émotions!
Ouf! Que d'émotions depuis 24heures ! Que faire après ce blocage syrien!?
D'abord se restaurer et reprendre des forces pour ne pas paniquer et envisager au mieux les alternatives.
Après le retour sur le territoire turc, où enfin j'ai pu manger tranquillement ma banane, je regagne la petite ville frontalière où j'avais dormi avec l'idée de me réfugier dans la Teacher's House pour être en lieu un peu connu. Mais elle est excentrée de l'agglomération et sans restauration.
En passant dans le village, je vois marqué Restaurant avec Pilsen (c'est la bière). J'avais besoin d'alcool pour reprendre mes esprits. Il était 11h30, donc un peu tôt pour un repas. En attendant, entre un jeune qui ne doit pas être un pilier de mosquée. Il se met à ma table (on était les 2 seuls clients) et se commande un Raki, l'ouzo turc. Très bonne idée aussi pour moi! Ensuite, l'horizon se dégage un peu avec une bonne brochette.
Comme mon vocabulaire turc est très limité, je cherche les mots à la fois pour communiquer et faire avancer ma situation. Le mot OTOGAR remonte! Ya-t-il un otogar à Yayladaji! Oui. Triple victoire: j'ai communiqué, me suis intéressé au village et trouvé une issue!
Rien ne sert de rester dans ce cul-de-sac. Il faut revenir dans un lieu carrefour quelle que soit l'option retenue: bateau ou avion, Chypre, Paris ou Israël.
Françoise, mon experte et toujours calme avant-garde, m'a déjà téléphoné que le premier aéroport international est celui d'Adana à 300km.
Donc s'en rapprocher le plus vite possible. Donc otogar pour explorer les possibilités de bus avec vélo. Pour une petite ville, ce sont des minibus: attraction, discussion: entrera-t-il? Un chauffeur entreprenant parie que oui et on fait l'essai. Réussi! Mais il faut attendre que tout le monde monte avant.
En tout cas, une heure après j'étais à Antakia. Là, un plus gros bus pour Iskenderun, mais disposé différemment et sans place possible pour le vélo!
Heureusement, un autre bus, un peu plus grand, permet de loger le vélo à l'arrière. Une heure après: Iskenderun. Drôle de faire en 2 heures ce qui m'avait pris 2 jours et de revoir le relief à l'envers. J'ai compris pourquoi je peinais!
Je vais dormir à la Teacher's House que j'avais manquée à l'aller. Justement, ce lundi est la fête nationale des instituteurs, très mobilisés en Turquie.
Iskenderun est un port. Notre amie Monique conseille de voir si un cargo n'irait pas en Israël en acceptant de me prendre. Visite au port ce matin. Oui, il y en a un, mais ne prend surtout pas de passagers.
Je fonce à l'otogar d'Iskenderun. Un bus, un gros celui-là, est sur le point de partir pour Adana. Dans les soutes de ce gros bus, le vélo n'a même pas besoin de se coucher. Il reste royalement debout. Donc pas de problèmes. Et le prix très modique est le même.
Adana est une ville de plus d'un million d'habitants. J'y étais passé vite sans m'y arrêter. M'y voici revenu. Pas intéressante, me dit le chauffeur. Si, il y a un aéroport et même deux, ce qui ne facilite pas forcément le choix.
Les otogars sont souvent en périphérie. Donc le vélo retrouve son utilité. Je le réenfourche en me disant qu'il me faut trouver un hébergement, des infos sur les vols et un billet.
Heureusement, il ne pleut pas.
Sur la grande voie d'entrée, Airport Hotel apparaît et en une heure répond à ces trois exigences.
Excusez ces longs développements pour vous dire que finalement les prix étant à peu près similaires pour Paris et Israël, je pars demain à 9h30 pour Israël où je devrais arriver à 14h30 en passant par Istanbul!
Qui disait que les voies du Très-Haut ne sont pas toujours droites!
À bientôt quelque part!
Gaston
D'abord se restaurer et reprendre des forces pour ne pas paniquer et envisager au mieux les alternatives.
Après le retour sur le territoire turc, où enfin j'ai pu manger tranquillement ma banane, je regagne la petite ville frontalière où j'avais dormi avec l'idée de me réfugier dans la Teacher's House pour être en lieu un peu connu. Mais elle est excentrée de l'agglomération et sans restauration.
En passant dans le village, je vois marqué Restaurant avec Pilsen (c'est la bière). J'avais besoin d'alcool pour reprendre mes esprits. Il était 11h30, donc un peu tôt pour un repas. En attendant, entre un jeune qui ne doit pas être un pilier de mosquée. Il se met à ma table (on était les 2 seuls clients) et se commande un Raki, l'ouzo turc. Très bonne idée aussi pour moi! Ensuite, l'horizon se dégage un peu avec une bonne brochette.
Comme mon vocabulaire turc est très limité, je cherche les mots à la fois pour communiquer et faire avancer ma situation. Le mot OTOGAR remonte! Ya-t-il un otogar à Yayladaji! Oui. Triple victoire: j'ai communiqué, me suis intéressé au village et trouvé une issue!
Rien ne sert de rester dans ce cul-de-sac. Il faut revenir dans un lieu carrefour quelle que soit l'option retenue: bateau ou avion, Chypre, Paris ou Israël.
Françoise, mon experte et toujours calme avant-garde, m'a déjà téléphoné que le premier aéroport international est celui d'Adana à 300km.
Donc s'en rapprocher le plus vite possible. Donc otogar pour explorer les possibilités de bus avec vélo. Pour une petite ville, ce sont des minibus: attraction, discussion: entrera-t-il? Un chauffeur entreprenant parie que oui et on fait l'essai. Réussi! Mais il faut attendre que tout le monde monte avant.
En tout cas, une heure après j'étais à Antakia. Là, un plus gros bus pour Iskenderun, mais disposé différemment et sans place possible pour le vélo!
Heureusement, un autre bus, un peu plus grand, permet de loger le vélo à l'arrière. Une heure après: Iskenderun. Drôle de faire en 2 heures ce qui m'avait pris 2 jours et de revoir le relief à l'envers. J'ai compris pourquoi je peinais!
Je vais dormir à la Teacher's House que j'avais manquée à l'aller. Justement, ce lundi est la fête nationale des instituteurs, très mobilisés en Turquie.
Iskenderun est un port. Notre amie Monique conseille de voir si un cargo n'irait pas en Israël en acceptant de me prendre. Visite au port ce matin. Oui, il y en a un, mais ne prend surtout pas de passagers.
Je fonce à l'otogar d'Iskenderun. Un bus, un gros celui-là, est sur le point de partir pour Adana. Dans les soutes de ce gros bus, le vélo n'a même pas besoin de se coucher. Il reste royalement debout. Donc pas de problèmes. Et le prix très modique est le même.
Adana est une ville de plus d'un million d'habitants. J'y étais passé vite sans m'y arrêter. M'y voici revenu. Pas intéressante, me dit le chauffeur. Si, il y a un aéroport et même deux, ce qui ne facilite pas forcément le choix.
Les otogars sont souvent en périphérie. Donc le vélo retrouve son utilité. Je le réenfourche en me disant qu'il me faut trouver un hébergement, des infos sur les vols et un billet.
Heureusement, il ne pleut pas.
Sur la grande voie d'entrée, Airport Hotel apparaît et en une heure répond à ces trois exigences.
Excusez ces longs développements pour vous dire que finalement les prix étant à peu près similaires pour Paris et Israël, je pars demain à 9h30 pour Israël où je devrais arriver à 14h30 en passant par Istanbul!
Qui disait que les voies du Très-Haut ne sont pas toujours droites!
À bientôt quelque part!
Gaston
lundi 24 novembre 2008
L'impasse syrienne
Françoise raconte:
«La journée n’a pas manqué d’émotions. Ce matin, appel de Gaston bloqué à la frontière syrienne. On lui dit d’attendre.
J’appelle les services consulaires français à Damas, puis à Alep.
La ligne est vite coupée avec Alep, mais la personne qui m’a répondu à Damas ne m’a laissé aucun espoir. Je rappelle Gaston. Il a reçu pendant ce temps une fin de non recevoir et n’a même pas le temps de manger une banane avant de retourner à Yayladagi.
Arrivé à Yayladagi, il prend un bus pour Iskenderun (ancienne Alexandrette).
Pendant son trajet, j’appelle notre amie Monique à Izmir.
Elle me dit qu'il pourra peut-être trouver un bateau d’Iskenderun à Haïfa.
Elle cherche sur internet... et ne trouve pas, mais conseille que Gaston, demain matin, aille voir sur le port s’il trouve une embarcation pour Haïfa. Sinon, pas d’autre solution que le bus pour Adana, la plus grande ville du coin. Ce qu’il va faire. À suivre.
En tout cas, depuis Tours, le 1er novembre 2007, il a parcouru 4 380 km et estime que c’est bien comme ça.
Les troubles au Moyen-Orient ne sont pas seulement du spectacle télévisé.»
«La journée n’a pas manqué d’émotions. Ce matin, appel de Gaston bloqué à la frontière syrienne. On lui dit d’attendre.
J’appelle les services consulaires français à Damas, puis à Alep.
La ligne est vite coupée avec Alep, mais la personne qui m’a répondu à Damas ne m’a laissé aucun espoir. Je rappelle Gaston. Il a reçu pendant ce temps une fin de non recevoir et n’a même pas le temps de manger une banane avant de retourner à Yayladagi.
Arrivé à Yayladagi, il prend un bus pour Iskenderun (ancienne Alexandrette).
Pendant son trajet, j’appelle notre amie Monique à Izmir.
Elle me dit qu'il pourra peut-être trouver un bateau d’Iskenderun à Haïfa.
Elle cherche sur internet... et ne trouve pas, mais conseille que Gaston, demain matin, aille voir sur le port s’il trouve une embarcation pour Haïfa. Sinon, pas d’autre solution que le bus pour Adana, la plus grande ville du coin. Ce qu’il va faire. À suivre.
En tout cas, depuis Tours, le 1er novembre 2007, il a parcouru 4 380 km et estime que c’est bien comme ça.
Les troubles au Moyen-Orient ne sont pas seulement du spectacle télévisé.»
Message du webmestre
Vous êtes 235 personnes différentes à être venues sur ce blogue depuis un mois.
Merci à tous de soutenir ainsi moralement Gaston dans son périple.
N'hésitez pas à laisser des commentaires. Ils sont lus et appréciés par Gaston!
Yann
Merci à tous de soutenir ainsi moralement Gaston dans son périple.
N'hésitez pas à laisser des commentaires. Ils sont lus et appréciés par Gaston!
Yann
dimanche 23 novembre 2008
Yayladagi
Après avoir parcouru 50km de peine et de misère, Gaston est arrivé à Yayladagi (8308 habitants) à 6km de la frontière syrienne.
Pour tout savoir sur Yayladagi. C’est bon pour les photos. Pour le texte, il est en turc...
Heureusement pour lui, il est hébergé dans la Teacher’s House.
Autre bonne nouvelle: il y a rencontré un Hollandais de 68 ans parti à pied de son pays le 15 juin dernier et ce Hollandais parle français.
Mais l’étape a été dure.
D’abord, Yayladagi est à 715m d’altitude. La route est très vallonnée, la température pas chaude et le vent a soufflé si fort que Gaston, même à pied, reculait presque en certains endroits. Il aurait voulu avoir un compteur pour mesurer la force du vent dans les zones en hauteur très exposées.
Pour connaître la météo à Yayladagi.
Pour se remonter le moral, il s’est souvenu de la messe chrétienne d’hier à l’église d’Antioche : une cérémonie oecuménique (orthodoxe, catho, luthérienne) très sympathique.
Impressions d’un Italien sur cette église.
Après un solide repas et une nuit qu’il espère reposante, il atteint demain la frontière syrienne et espère parvenir à Lattaquié.
J’engage tous ses amis à prier (au choix) Allah, l’Éternel, Yahweh ou le Grand Mystère pour qu’il obtienne son visa pour la Syrie.
Si les migrations internationales vous intéressent, Kayladagi en est une plaque tournante (avis à POP pour son prochain film).
Pour tout savoir sur Yayladagi. C’est bon pour les photos. Pour le texte, il est en turc...
Heureusement pour lui, il est hébergé dans la Teacher’s House.
Autre bonne nouvelle: il y a rencontré un Hollandais de 68 ans parti à pied de son pays le 15 juin dernier et ce Hollandais parle français.
Mais l’étape a été dure.
D’abord, Yayladagi est à 715m d’altitude. La route est très vallonnée, la température pas chaude et le vent a soufflé si fort que Gaston, même à pied, reculait presque en certains endroits. Il aurait voulu avoir un compteur pour mesurer la force du vent dans les zones en hauteur très exposées.
Pour connaître la météo à Yayladagi.
Pour se remonter le moral, il s’est souvenu de la messe chrétienne d’hier à l’église d’Antioche : une cérémonie oecuménique (orthodoxe, catho, luthérienne) très sympathique.
Impressions d’un Italien sur cette église.
Après un solide repas et une nuit qu’il espère reposante, il atteint demain la frontière syrienne et espère parvenir à Lattaquié.
J’engage tous ses amis à prier (au choix) Allah, l’Éternel, Yahweh ou le Grand Mystère pour qu’il obtienne son visa pour la Syrie.
Si les migrations internationales vous intéressent, Kayladagi en est une plaque tournante (avis à POP pour son prochain film).
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