lundi 23 novembre 2015

El Chaltén




Relation de Françoise:

Ils sont arrivés hier soir à El Chaltén. Les connections internet sont très mauvaises.

Le village (900 habitants) est niché au confluent des rios Fitz Roy et las Vueltas. Site majestueux. Point de départ de randonnées. Le Fitz Roy est aussi nommé Cerro Chalten (crête bleue) par le peuple Tehuelche.

Les gens de ma génération se souviennent des récits épiques de la première ascension du Fitz Roy (3405m) en 1952 par les alpinistes Lionel Terray et Guido Magnone. 

Comme nos hommes doivent retrouver des amis à El Calafate (à 220 km au sud) mercredi 25, il se peut, si le temps - très variable à cet endroit - le permet qu’ils en profitent pour une randonnée en montagne. En vélo ?

vendredi 20 novembre 2015

Esquel


Relation de Françoise:

Ce vendredi 20 novembre, ils ont commencé par prendre prendre possession de leurs vélos à Bariloche. Ou bien ils nous font marcher avec ces vélos d’enfants ou bien ils ont pris des vélos pliants. Renseignement pris, ils s’amusaient comme des gamins !

Cela semble être une halte en chemin. En tout cas, je suis ravie de les voir enfin tous les trois.
Après avoir essayé leurs vélos et les avoir installés sur le camion, ils ont pris la fameuse route 40, de Bariloche à Esquel (350 km au sud) où ils sont arrivés ce vendredi soir. Cette route traverse l’Argentine du nord au sud. C’est la plus longue du pays. Elle est parallèle à la Cordillère des Andes et relie les parcs nationaux. Ils ont admiré la splendeur printanière des pics enneigés. On comprend pourquoi cette route a quelque chose de mythique. C’est un symbole, un emblème de l’Argentine. Elle date de 1935 et le parcours actuel de 2004 est asphalté à 48%.

À Esquel (33000 habitants), comme à Bariloche, il y a des magasins de location d’équipement de sport. On fait surtout du ski à Esquel (station de La Hoya à 13 km).

Quand l'oeil voit loin
L'esprit se détend.
Il se déprend de l'ego
Et se tend vers le cosmos.
Gaston, Bernard, Michel et Manu, le guide patagonique.

Ce nom signifie « épine » dans une langue amérindienne locale. En effet, la pampa sèche alentour favorise la croissance d'arbustes épineux. C’est un lieu de passage entre les deux versants des Andes. La ville a fêté son bicentenaire en 2011. Elle est donc plus ancienne que Bariloche, fondée en 1902.
Une voie ferrée très étroite (75 cm ) La Trochita, fait la renommée d’Esquel, vestige d’une ligne allant vers le sud. La petite locomotive à vapeur et ses voitures ne circulent que sur 20 km.

Ce soir à Esquel Bernard, Michel et Gaston inaugurent les lits pliants de la Chanchita. On espère qu’il dormiront bien, car une longue étape les attend demain. Elle pourrait ressembler à celle d’aujourd’hui, entre pics enneigés et plateaux désertiques. Les agglomérations sont rares.


jeudi 19 novembre 2015

Premiers pas dans les Andes


Relation de Françoise:

Bariloche (altitude, 900m. Population, 100 000 habitants) a été fondée sur la rive sud du lac Nahuel Huapi, un grand lac à trois branches qui naissent à l’ouest dans les Andes. De l’autre côté des cimes, c’est le Chili et sa région des lacs. À l’est, la grande plaine s'incline vers l’Atlantique. On dirait un peu une Suisse alémanique, au milieu de nulle part, entre hautes montagnes (mais pas plus de 3554m) et steppes. Buenos Aires est à 1650km au nord-est et El Calafate à 1425km au sud.

Sur la photo d’hier (ci-contre), on voit la fameuse Chanchita, décorée de quatre silhouettes masculines dont trois têtes blanches. Vous avez deviné, de gauche à droite : Michel, Bernard, Manu et Gaston, qui doit avoir un peu froid dans son costume tropical. C’est le printemps, il neige un peu et Gaston était bien content, après la photo, d’enfiler ses vêtements chauds, si encombrants dans la moiteur équatoriale.

À l’horizon, on aperçoit les contreforts des Andes du sud et au premier plan : une route dans la pampa. Histoire de se plonger dans le contexte, Manu les a emmenés dormir à 1000m, dans une magnifique maison, non loin de la sienne, d'où ils voient le Cerro Catedral (2 405m) dont les pics évoquent des flèches. Ils sont proches de l'un des plus anciens et plus étendus domaine skiable d’Amérique du Sud. Cependant l’heure n’est pas au ski, mais au vélo. Hier, mercredi, ils ont vu un premier marchand de cycles et en visiteront un autre aujourd’hui.

Avant de partir, chacun de nos trois hommes avait fait sa recherche. Je connais mieux celle de Gaston qui a - entre autres - demandé conseil à Dorothée (une amie montréalaise de nos enfants) qui a fait en vélo le parcours qu’ils prévoient dans le cadre d’une « petite » randonnée de presque deux ans qui l’a conduite de l’Alaska à la Terre de Feu (18 690km). Ce qu’elle dit de sa route argentino-chilienne vaut le détour.

Il se pourrait qu’une amie de Manu les accompagne. C’est Camilla, une infirmière chilienne.

Ils sont encore cette nuit dans une maison. Les vélos sont choisis. Il reste à y monter des garde-boues. Manu a installé des porte-vélos sur la Chanchita.

Ils ont visité l'intéressant Musée de la Patagonie et la bibliothèque de Bariloche. Ils prendront la route demain après-midi. 





mercredi 18 novembre 2015

Bariloche




Ils sont arrivés!

La photo est floue, mais c'est la seule...

La Boca


Relation de Françoise:

Mardi soir, Bernard, Gaston et Michel sont allés à La Boca. C’est juste au sud de San Telmo et encore plus pittoresque.

On ne se risque pas la nuit dans ce quartier des premiers arrivants, sorte de Pigalle où se mêlent touristes, artistes, artisans, danseurs de tango, au milieu de maisons très colorées. Papa Francisco est célébré par une statue bon enfant et pas du tout protocolaire. 

Ce mercredi matin, Gaston quitte en taxi le petit hôtel de San Telmo pour rejoindre Bernard et Michel à leur hôtel et partir à l’aéroport en direction de Bariloche. J’attends la nouvelle de leur arrivée.

mardi 17 novembre 2015

San Telmo


Relation de Françoise:

Ce matin, Gaston s’est réveillé dans son petit hôtel du quartier le plus ancien de Buenos Aires : San Telmo, patron des pêcheurs et des navigateurs. Proche du Rio de la Plata et d’une petite rivière affluente, ce coin très fréquenté est super folklorique. On lui avait conseillé de ne pas s’y promener seul la nuit. Il a donc essayé d’aller explorer au lever du soleil, mais la pluie - de grosses averses que j’entendais au téléphone - l’a obligé à rester à l’hôtel. Non sans avoir vu le Monumento a don Pedro de Mendoza, fondateur de Buenos Aires en 1536. La visite de ce quartier vaut le détour :

San Telmo est un des quartiers les plus anciens de Buenos Aires. C’est une des zones les mieux conservées de cette ville qui est en changement constant. On y trouve d’anciennes maisons coloniales, des rues pittoresques et pavées. C’est un lieu où l’on retrouve toute l’histoire et la poésie d’un passé prospère et complexe. Considéré encore aujourd’hui comme le berceau du tango argentin, le quartier a été la source d’inspiration pour beaucoup d’artistes. Des nos jours du fait de ses restaurants, de ses places et ses boutiques d’antiquaires, San Telmo représente un des lieux les plus fréquentés de la ville.

N’oublions pas les choses sérieuses. Hier, lundi 16, la rencontre avec les professeurs a eu lieu. L’Université de Buenos Aires est dispersée en plusieurs lieux. Le service « Extension » est à l’autre bout de la ville. Heureusement, des collègues sont venus chercher Gaston. Il a rassemblé ses connaissances en espagnol - qui ne sont pas nulles - pour une vingtaine de profs en sciences de l’éducation, dont un Claudio (prononcé cla-o-dio) Pineau. Ils sont spécialisés dans le « développement de l’expression narrative des expériences d’enseignants » Si j’ai bien compris, ces universitaires travaillent avec des enseignants dans des collèges qui eux-mêmes forment des enseignants pour les écoles. Le livre de José Monteagudo a été très utile.

Après l’université, la récréation. Michel et Gaston se sont retrouvés à San Telmo pour souper dans un petit restaurant, et profiter d’un spectacle de tango. Ils sont bien en Argentine !

Le troisième homme, Bernard, les rejoint ce mardi 17. Demain, mercredi 18, ce sera le départ vers l’aventure, la découverte de Bariloche, Manu et sa Chanchita.

lundi 16 novembre 2015

Un dimanche à Buenos Aires


Relation de Françoise:

Hier dimanche, Gaston est allé voir Michel, bien arrivé à Buenos Aires dans un très bel hôtel. Les deux hommes se sont promenés à pied dans les rues calmes du week-end et sont tombés, par hasard, sur une plaque commémorant l’assassinat de deux religieuses pendant la dictature.

Ce matin, la bienheureuse trêve de fin de semaine est terminée et l’activité gronde dans les rues du Paris de l’Amérique du Sud. Il ne ferait pas bon s’y promener en vélo.

Gaston prépare son transfert à l’hôtel (ce n’est pas celui de Michel) et sa visite à l’Université où il doit dialoguer avec des professeurs-chercheurs en Sciences de l'Éducation.

Un livre les inspire : les Histoires de vie en Amérique latine hispanophone, entre formation, mémoire historique et témoignages, par José Monteagudo (Paris, l’Harmattan). Trois Argentins y ont écrit trois intéressants articles. Son hôte est le professeur Daniel Suarez.


dimanche 15 novembre 2015

Premiers jours en Amérique du Sud


Françoise relate les premiers jours de Gaston en Amérique du Sud:

Tout a commencé samedi dernier, le 7 novembre, par un voyage de 30 heures en 8 vols de Montréal à Boa Vista, capitale de l’état brésilien du Roraima, complètement au nord du Brésil, entre Guyane britannique, Vénézuela, non loin de la Colombie.



C’est un lieu d’immigration, très chaud, juste au nord de l’équateur. Il faisait 40°C que notre homme semble avoir très bien supportés. En lavant son unique chemise d’été tous les soirs. Il voyage léger avec seulement un sac et une petite valise de cabine. Le tout bourré de vêtements de vélo chauds pour la Patagonie.

Gaston au milieu de quelques participantes
et participants du colloque, le 11novembre 2015
- Photo Gilvete de Lima Gabriel
Après avoir assisté au deuxième Colloque international d’(auto)biographie narrative de l'Universidade Federal de Roraima, il y a prononcé l'allocution de clôture sur Formation des enseignants face à la politique mondiale (Ce n’est pas lui qui a choisi le sujet). En fait, il a été très inspiré par le nom de l’amphithéâtre où avait lieu l’événement Centre amazonien de la frontière et a aussi improvisé sur le thème de ce qui se passe aux frontières et qui est relié au centre. La preuve à Paris.

Il est arrivé à Buenos Aires vendredi 13 novembre ( 2 heures de décalage horaire avec le Québec) invité par des collègues argentins. Accueilli par le père, médecin, d’une collègue, il a commencé par chercher, et trouver, une carte, un vélo, les journaux et internet. Il remercie tous les amis qui lui ont envoyé un témoignage de sympathie à l’occasion des tristes événements de Paris.

Il retient de la lecture des journaux argentins la déclaration de Barack Obama sur les attentats de Paris qui « ne sont pas seulement une attaque contre Paris », mais « une attaque contre toute l’humanité et nos valeurs universelles ».

Samedi 14, il a visité Buenos Aires en vélo. Prudemment, il a suivi les pistes cyclables, côté hippodrome, parcs et jardins, muni de pneus bien gonflés dans une station-service et d’un plan des « cyclo via ». Il a trouvé une rua San Martin de Tours avec un collège du même nom qui veut donner aux enfants des valeurs de partage. En attendant, ce qu’il a partagé, c’est la chiente d’un pigeon venu décorer son ventre, alors qu’il se reposait allongé sous un arbre dans un parc. Il a donc acheté de belles (et chères) lunettes de soleil. Le temps est beau et agréable (25°/30°). Il lui manque une casquette !

Dimanche 15, il va parcourir la « Papa Via » c’est-à-dire le circuit des lieux de Jorge Mario Bergoglio.

Lundi 16, il intervient à la faculté de philosophie, avant de retrouver Michel et Bernard pour prendre avec eux, mercredi 18, un vol vers Bariloche et la grande aventure cycliste vers la Terre de Feu, avec le secours de Manu et sa Chanchita.

dimanche 9 février 2014

Le livre est sorti!

On peut le trouver ici.

La publication de ce livre met un terme à ce demi-tour de Méditerranée.

Merci à tous de m'avoir suivi.

Gaston

mercredi 30 mars 2011

Pédaler avec sa tête



L'invitation du lancement du vélo urbain de Montréal, Bixi, ouvre la phase plus réflexive du voyage. Pour commencer, voici une interview réalisée par Louis Lesage le 26 juin 2009 sur le thème du pèlerinage.

Extrait audio à venir